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13.10.2017 - 06:00

La présence de signes religieux dans l’espace public fait débat

On se souvient de ce professeur haut-valaisan qui avait retiré un crucifix de sa salle de classe ou de ces croix vandalisées en montagne... La présence de signes religieux dans l’espace public ne met pas tout le monde d’accord. L’Evêché de Sion souhaite donc ouvrir le débat vendredi soir au Collège des Creusets. Parmi les trois orateurs invités, François-Xavier Putallaz, philosophe, présentera et défendra le modèle valaisan, dit de la "distinction". Cette conception s’oppose au modèle français de la "séparation", qui, lui, prône un Etat laïc. Pour le philosophe, autoriser les emblèmes catholiques n’est pas du prosélytisme, mais offre une dimension spirituelle utile à la société.

Reste que ce modèle valaisan est souvent contesté, et d’autres cantons catholiques, comme Fribourg, ont par exemple abandonné les crucifix dans les hôpitaux. Alors n’est-ce pas un combat perdu d’avance ? "Je n’en sais rien" concède François-Xavier Putallaz, mais il estime que la situation sécuritaire tendue en Europe est favorable à un retour à la spiritualité.

Pour défendre ce point de vue, il sera accompagné par le juriste Paul-Henri Moix, ainsi que Fabrice Hadjadj, un philosophe français proche de l’Eglise catholique. Trois orateurs qui sont tous du même avis. François-Xavier Putallaz attend donc des questions et des réactions de la part des citoyens afin de mener un débat constructif.

 

Sur le même sujet, l'interview de Narcisse Praz. L'écrivain est à l'origine d'une initiative pour un Valais laïc. Cet été, il s'est notamment opposé à la présence d'un crucifix dans sa chambre à l'Hôpital du Valais.


JR

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