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10.09.2019 - 17:50

La population valaisanne pourrait bien se prononcer sur les grands prédateurs

C’est un coup de théâtre comme il en arrive parfois au Grand Conseil valaisan. Ce mardi après-midi, les députés devaient se prononcer sur l’irrecevabilité de l’initiative populaire intitulée « Pour un canton du Valais sans grands prédateurs ». Déposé en janvier 2017 et muni de plus de 9'500 signatures, le texte avait été lancé par les démocrates-chrétiens du Haut Valais. Ils demandaient que la Constitution valaisanne comporte quelques lignes permettant de limiter la présence du loup, du lynx ou de l’ours dans le canton. Après s’être penchée sur l’initiative, la Commission de Justice du parlement l’avait jugée irrecevable, en raison d’un point contraire au droit fédéral, et qui visait à interdire l’introduction et la mise en liberté de grands prédateurs. A la surprise générale, les initiants, dont certains sont élus au parlement, ont annoncé cet après-midi être prêts à retirer le point qui pose problème. Alors qu’ils l’avaient jusqu’à présent fermement refusé.

 

Tel que modifié, le texte se rapproche à présent d’une initiative acceptée en Suisse alémanique. Grégory Logean, chef du groupe UDC au parlement :

 

 

Du côté de l’Alliance de Gauche, on prend acte de ce revirement. Et on rappelle que pour l’instant, il s’agit d’une discussion de forme. Emmanuel Amoos, chef de l’ADG :

 

 

Jeudi matin, le Grand Conseil débattra en détails de la recevabilité ou non de cette initiative. Et si le texte passe la rampe, il pourrait un jour être soumis aux Valaisannes et Valaisans.


RB

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