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08.09.2019 - 12:00

La plateforme "freecycle", où comment faire don de ses objets pour les sauver de la déchetterie

Mettre à la déchetterie un objet qui fonctionne encore, un geste que la majorité des personnes a déjà effectué un jour dans sa vie. Une plateforme veut y remédier: Freecycle.org. Le site internet, américain d’origine, existe depuis déjà une quinzaine d’années, mais il se développe maintenant en Valais et permet de mettre en ligne des objets à donner. L'organisation à but non lucratif revendique trouver preneur pour plus de mille tonnes d'objets par jour.

 

«Pour le bien-être, il est mieux de donner que de vendre»

Paul Wallace vient de Grand-Bretagne. Il est businessman et entrepreneur. Au mot "entrepreneur", il voudrait certainement que l'on ajoute "à but social". Déjà grand connaisseur du Valais, il débarque dans la région il y a deux ans. A la retraite, il rénove son appartement et se rend compte qu'il a un certain nombre d'objets dont il n’a plus besoin. Il refuse de les jeter. Il crée alors le site "freecycle Sion, région Valais romand", une plateforme qu'il utilisait beaucoup, dans sa version locale, en Angleterre. Le système existe déjà dans 110 pays et remplit des objectifs qui plaisent à Paul Wallace: «Le premier but est évident: c’est pour que les articles soient utilisés et non mis à la déchetterie. Mais il y en a trois autres qui sont moins tangibles. Le premier est que certaines personnes, des étudiants, des jeunes familles ou des personnes au chômage par exemple ont peut-être besoin de ces objets gratuitement. Ensuite, il est intéressant de remarquer que donner plutôt que vendre, est très favorable pour le bien être. Et finalement, puisque freecycle est organisé en groupes locaux, c’est très bon pour le renforcement de la cohésion sociale.»

 

«Les Valaisans ont un très grand sens de la responsabilité sociale»

Lancée il y a deux semaines, la plateforme regroupe déjà 140 membres. Sur six objets que Paul Wallace a pour l’instant mis en ligne, quatre ont déjà trouvé preneur. Il est donc plutôt confiant du succès futur du projet. Par ailleurs, son regard de Britannique sur la Suisse et les Valaisans l’encourage dans ce sens:  «Si l’on parle de recyclage, il est évident que la Suisse est dans le haut du classement, analyse-t-il. Dans le cas de freecycle, par contre, on parle d’un plateforme de dons d’objets, afin de les «reloger» et pour cela, je pense que les Valaisans ont une très bonne conscience des enjeux écologiques puisque nous vivons dans une nature incroyable. Le sens de la responsabilité sociale est également très développé ici.»

 

Le but à moyen terme est d'arriver à un réseau de 1000 personnes, nombre auquel les échanges deviennent vraiment fructueux. A plus long terme, Paul Wallace souhaiterait créer des communautés plus locales pour plusieurs raisons: éviter les trajets trop longs et favoriser le lien social de proximité.  


Diana-Alice Ramsauer

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