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18.05.2020 - 10:16

La chaîne du "Vin de l'amitié" partie de Fully rayonne jusqu'à Moscou, Washington, Montréal...

©Capture d'écran "Vin de l'amitié"

Le défi «le Vin de l’amitié» parti de Fully rayonne jusqu'à Moscou, Washington ou encore Montréal. Nous avons contacté l’ambassadeur suisse en Russie pour savoir pourquoi il avait continué la chaine en nominant trois amis. Pour lui, cette crise à révélé le meilleur (et le pire) chez les gens, mais c’est le meilleur qu’il faut retenir.

 

Le défi «le vin de l'amitié», lancé à Fully le 1er mai dernier fait le tour du globe. Le principe est simple, mais il représente un soutien concret aux vignerons et encaveurs, selon les instigateurs du projet: Dominique Delasoie, Grégory Carron, Alexandre Roduit et Alain Léger.

 

«Les gens jouent le jeu, même à l’autre bout du monde!»

 

En quoi cela consiste? Une personne envoie une bouteille de vin qu'il aime à au moins trois de ses amis. Ceux-ci sont invités à faire de même. Les nominations en vidéo pleuvent sur les réseaux sociaux. Au dernier pointage, on estimait le nombre de bouteilles offertes à plus de 700. «C’est drôle, on ne s’attendait pas que le défi aille si vite et si loin, se réjouit Alexandre Roduit directeur de l'office du tourisme de Fully. On a eu une nomination de l’ambassadeur suisse à Washington et celui à Moscou ainsi que la chanteuse Diane Tell à Montréal. Et c’est génial comme les gens jouent le jeu, aussi à l’autre bout du monde.»

 

Des Vodka de l’amitié en Russie?

 

A l'autre bout du monde justement, il y a par exemple Yves Rossier. L'ambassadeur suisse à Moscou s'est fendu d'une vidéo de lui sur la Place Rouge, à côté du Kremlin pour poursuivre le défi. Il le dit, il a été touché par cette initiative. Lorsqu'il était secrétaire d'Etat, il avait d'ailleurs introduit l'obligation de ne servir que du vin de notre région dans les manifestations officielles des ambassades suisses. Cette démarche du vin de l'amitié l'a donc enthousiasmé. «Vous savez, il y a des initiatives de solidarité un peu partout dans le monde, analyse-t-il. C’est vrai, une crise telle que nous la vivons actuellement avec la Covid-19 fait parfois sortir le pire chez les gens, mais elle fait aussi surtout sortir le meilleur. C’est également le cas en Russie.»

 

A-t-on vu alors des chaînes de «Vodka de l’amitié» du côté de Moscou? «Pas à ma connaissance, répond Yves Rossier en riant. Je ne suis d’ailleurs pas très porté sur la Vodka, je vous avoue. Mais cela ne m’étonnerait pas que ce genre de démarches se fassent aussi ici».

 

Et d’ajouter que le vin russe se développe beaucoup. «Pendant l’Union soviétique, on ne produisait presque plus de vin. La culture de la vigne avait été concentrée par décret dans d’autres républiques comme la Géorgie et la Moldavie. Et maintenant, la viticulture a repris dans les régions qui s’y prêtent. Et il faut bien le dire, il y a des vins russes qui sont excellents».

 

Peut-être un apéro géant à l’issue de la démarche

 

Quant à la suite du projet du «vin de l'amitié», Alexandre Roduit imagine, pourquoi pas, organiser dans quelques temps un apéro géant avec tous les nominés. Dans tous les cas, il se réjouit que cette chaîne échappe à ses instigateurs et se perpétue, même avec la réouverture des restaurants et bistrots.


Diana-Alice Ramsauer

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