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05.06.2017 - 10:45

L'immobilier du Valais dénonce les valeurs locatives harmonisées

Paul-André Roux (ici avec la lauréate du prix CIV 2017, Camille Girod) en pétard contre un projet cantonal
Paul-André Roux (ici avec la lauréate du prix CIV 2017, Camille Girod) en pétard contre un projet cantonal - ©CIV

La Chambre immobilière valaisanne dénonce le projet cantonal d’harmonisation des valeurs locatives.
Elle le considère comme une nouvelle attaque contre la propriété foncière.
En substance, le canton veut harmoniser la manière de calculer les valeurs locatives des immeubles en Valais, valeur qui varie selon les communes. Réunis en assemblée générale, les professionnels de l'immobilier ont partagé leurs craintes d'aller vers un lissage à la hausse de ces valeurs locatives provoquant des charges fiscales supplémentaires pour les propriétaires valaisans. Le projet cantonal est d’autant plus inacceptable que l’impôt sur la valeur locative est une ponction sur des rentrées purement fictives, s'insurge la chambre dans un communiqué.
"La CIV va se battre bec et ongles contre ce projet" a prévenu son président Paul-André Roux ajoutant que "après la lex Weber, la loi sur l’aménagement du territoire et les taxes sur les résidences secondaires, c’est le moment de dire stop". Ainsi, la CIV demandera un moratoire sur toute nouvelle taxe ou hausse de taxe frappant la propriété foncière.

Un prix CIV pour apprendre à faire avec la LAT

Outre cette prise de position, la CIV a profité de ses assises annuelles pour remettre son prix 2017 qui récompense des solutions pour parvenir à appliquer la LAT. Il a été remis cette année à Camille Girod, pour son travail de master à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (section aménagement du territoire et systèmes urbains), portant sur la régulation des zones à bâtir en Valais.
Au terme de son enquête scientifique sur le terrain, elle propose principalement deux pistes pour parvenir à mettre en œuvre la LAT.
La première passe par la création de plateformes intercommunales régionales pour décharger les communes du déclassement (1100 hectares en tout à dézoner, plus 1100 autres hectares à geler pour 15 ans au moins. Autre question délicate: celle des indemnisations en cas de déclassement.
Pour Camille Girod, une campagne d’information menée par le Canton est nécessaire pour clarifier la situation. La Genevoise préconise l’autorisation d’un fonds de réparation déficitaire dans un premier temps, en attendant une solution pour le doter.


CH/c

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