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02.03.2018 - 19:00

Insertion sociale: le Valais brise un tabou. Parfois, tous les marchés du travail sont inaccessibles

Créer des relations sociales pour éviter la marginalité : l'un des buts d'ISA
Créer des relations sociales pour éviter la marginalité : l'un des buts d'ISA
Un atelier en toute simplicité qui génère des liens et des compétences
Un atelier en toute simplicité qui génère des liens et des compétences

Non, le premier marché du travail, n'offre pas de places à tous les Valaisans. Les mesures complémentairs des cantons ou du chômage ne sont, pour certain(e)s pas plus efficaces. Soutenue par le canton et la ville de Sion, l'OSEO Valais a mis sur pied un projet pilote qui s'adresse à celles et ceux dont le parcours chaotique les pousse vers la marginalité. "ISA" pour "insertion sociale active", a été présenté vendredi à la presse.
Le concept brise un tabou : pour des personnes qui ont additionné les échecs, professionnels ou relationnels, doublé d'une lente descente aux enfers côté santé, les mesures d'intégration au travail ne servent à rien.
Le stage, proposé sur une base exclusivement volontaire, propose des activités artistiques en atelier et fixe un cadre communautaire avec sa dynamique de groupe qui créé du lien social. Aucun semblant d'objectif d'intégration professionnelle à la clé. Et ça marche si l'on en croit l'expertise réalisée en continu par la HES-SO. En plus de bénéfices directs sur l'estime de soi, la découverte de compétences et l'amélioration ou la création de liens relationnels, le stage a aussi permis de diviser par deux (-51%) les frais de santé engendrés par les participants durant leur engagement dans cette mesure.

Un concept "gagnant-gagnant"

"Tous les jours il y a un tas de choses que je ne pensais pas savoir faire… finalement il faut juste se lancer et ici on nous aide à cela", explique Stéphane (interview ci-dessous), entré en stage il y a un mois.
Une réalité, explique Gaël blanchet, responsable du secteur adultes à l'OSEO Valais et initiant d'ISA (interview ci-dessous) car "pour ces gens qui n'ont pas accès au marché du travail, c'est un vrai vecteur de cohésion qui disparaît… et il faut développer une stratégie alternative", notamment pour palier à cette absence lien social. C'est un changement de paradigme dans la mesure où lorsqu'on n'est pas dans la démarche de poser un objectif… on peut laisser venir d'autres choses qui appartiennent aux gens qui peuvent trouver leur place dans la société", explique Anne Sieber-Zeller, animatrice socioculturelle et maître d'atelier (interview ci-dessous).
Le canton est séduit par le projet car il faut cesser avec une hypocrisie : "tout le monde ne peut pas accéder au premier marché du travail", explique la conseillère d'Etat en charge des affaires sociales, Esther Waeber-Kalbermatten (interview ci-dessous), prête à soutenir la suite de ce projet – toujours sous monitoring de la HES-SO Valais-Wallis – et de l'étendre aux autres régions du canton, pour autant que chacune dispose d'un organisateur disposant des compétences nécessaires.


Ch

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