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08.10.2019 - 15:41

Convoi militaire non autorisé sur le viaduc de Riddes : le canton en colère

Photo prise ce lundi 7 octobre 2019, 13 heures Facebook
Photo prise ce lundi 7 octobre 2019, 13 heures Facebook

Un convoi militaire qui emprunte le viaduc de Riddes, c’était ce lundi 7 octobre 2019. Le pont, en très mauvais état, est pourtant strictement interdit aux plus de 3,5 tonnes depuis début juillet. Contacté, le chef du Service de la mobilité réagit.

 

C’est une photo qui crée la polémique. Prise ce lundi sur le viaduc de Riddes, on aperçoit un convoi militaire de plusieurs camions. Or, le pont est jugé en très mauvais état. Il est interdit aux plus de 3,5 tonnes depuis le 8 juillet 2019.  D’ailleurs, la police a interpelé de nombreux véhicules depuis cette date. Le trois septembre dernier, les autorités cantonales annonçaient que  48 camions trop lourds avaient été interceptés puis dénoncés.

 

Convoi militaire non autorisé

Ce lundi pourtant, un convoi militaire, transporteur de troupes, a circulé sur le viaduc. On parle également de deux chars de 12 tonnes chacun. Comment expliquer une telle prise de risque ? Contacté par Rhône FM, Vincent Pellissier, le chef du Service valaisan de la mobilité, répond sans détour. «Nous avons reçu de nombreux appels. Premièrement de l’ASTAG, l’Association suisse des transports routiers. Elle s’étonnait de trouver ces véhicules sur le viaduc. Nous avons été interpelés également par les pompiers et ambulances de la région. Les feux bleus ont parfois, exceptionnellement, des dérogations. Mais pas l’armée».

 

«Il y a eu une mise en danger des soldats et des usagers»

Vincent Pellissier poursuit. «Renseignements pris, il s’avère que la Police militaire a fait son travail d’information auprès des différents soldats actuellement en service. Mais cette information n’a, semble-t-il, pas été suivie par les chauffeurs. Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre». Vincent Pellissier qui parle d’une situation clairement dangereuse. «C’est vrai que c’est inquiétant, il y a eu une mise en danger des soldats et des usagers, sur et dessous le viaduc. L’armée doit respecter la signalisation en place. Ce n’est pas parce que l’on a la couleur de la Confédération que tout à coup, le pont peut tenir».

 

Conséquences et sanctions

Du côté du Service de la mobilité, on demande des explications. «On va solliciter la police militaire et demander un rapport écrit pour savoir ce qu’il s’est exactement passé». Concernant la suite ? «J’imagine que les sanctions seront militaires. Il ne m’appartient pas de déterminer les conséquences qu’il devrait y avoir», conclut Vincent Pellissier. (Ci-dessous, son interview). De son côté, l’armée confirme nos informations et fait son mea culpa. Daniel Reist, porte-parole, parle d’une erreur humaine. «Oui, une erreur claire et nette ! Un chauffeur s’est trompé durant l’exercice, les autres ont suivi. Ils ont traversé le pont. Il y aura des sanctions sans doute. L’enquête est en cours».

 

 

 


Thomas Schürch

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