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30.07.2020 - 15:11

Candide Pralong : «J’ai hâte de montrer ce que je vaux»

Candide Pralong n’est pas du genre à renoncer. Après une saison 2018/2019 blanche en raison d’un syndrome de surentraînement et un exercice suivant interrompu par la pandémie, le fondeur du Val Ferret se dit désormais prêt à relever de nouveaux défis. Pour ce faire, il peut compter sur une nouvelle équipe : Décathlon Expérience.

 

C’était à la mi-avril dernier. En pleine crise du coronavirus, Swiss-Ski annonçait que le Valaisan Candide Pralong ne faisait plus partie de ses plans, tout du moins pour la saison à venir. Une décision forcément un brin difficile à encaisser pour le Valaisan : «Au début, c’est sûr que ça fait un peu bizarre d’apprendre ça, personne n’aime être mis dehors d’une équipe. J’ai eu besoin d’un ou deux jours pour réfléchir puis je suis passé par-dessus ce choix. J’arrive à me motiver et à me fixer des challenges sans Swiss-Ski. Il y a deux-trois ans, j’avais déjà été mis à l’écart et ça m’avait bien convenu. Au moins, je suis libre de choisir les personnes qui m’entourent. Je pense avoir maintenant trouvé la bonne formule et être sur la bonne voie donc je me réjouis vraiment de cet hiver.»

 

Un encadrement propice à la progression

 

Cet hiver, que Candide Pralong disputera sous la bannière d’une équipe nouvellement créée : Décathlon Expérience. Une formation tricolore dont fait notamment partie un certain Alexis Jeannerod, l’un des meilleurs athlètes longue distance de la planète. Un élément qui, forcément, a pesé dans la balance de l’Orsiéran au moment de faire un choix concernant son avenir. «Je fais un sport individuel, c’est vrai, mais pour moi c’est aussi important d’être entouré d’athlètes de qualité. Dans cette équipe, il y a de jeunes éléments qui poussent et d’autres plus expérimentés comme Alexis. J’apprends énormément de choses à leur contact lors des entraînements, on partage beaucoup et je pense que c’est ce dont j’ai besoin ces prochaines années pour arriver au top.»

 

L’heure est désormais à la préparation estivale pour Candide Pralong et ses coéquipiers. Une période intense lors de laquelle les athlètes ne ménagent pas leurs efforts. «C’est la période lors de laquelle on a la plus grosse charge d’entraînement. On troque nos lattes habituelles contre des skis à roulettes, c’est assez particulier et on essaie aussi de faire d’autres choses comme de la course à pied ou du vélo par exemple. Personnellement, je me suis mis à la course sur stade, quelque chose qui me tentait assez depuis mon enfance. J’ai même participé au championnat suisse de 10km, avec pour ambition de descendre sous les 30 minutes, ce que j’ai juste réussi donc j’étais content. Ca m’a fait du bien d’avoir un petit challenge comme ça pour me motiver.»

 

«Ca ne sert à rien de trop réfléchir»

 

Se motiver, quelque chose qui peut forcément être compliqué au vu du flou régnant toujours autour de la tenue de la saison à venir. «C’est vrai que c’est assez difficile mais ça ne sert à rien de trop réfléchir, ce n’est de toute manière pas nous qui prendrons les décisions. Je préfère me focaliser sur les entraînements et ma progression individuelle. Il y aura de toute façon des courses, au moins nationales s’il n’y en a pas des internationales. Je me concentre donc sur moi-même et je laisse venir ce qui doit venir.»

 

Deux objectifs : Les Jeux et les Mondiaux

 

Après deux exercices compliqués, en raison d’une blessure d’abord et du coronavirus ensuite, Candide Pralong se veut ambitieux et affiche deux objectifs clairs: «Le premier, c’est la qualification pour les Jeux de Pékin dans deux ans, s’ils ont lieu bien sûr… Mais je suis à nouveau bien physiquement, j’ai donc hâte de montrer ce que je vaux et ce, dès cet hiver si possible avec comme autre objectif de participer aux Mondiaux à Oberstdorf. On verra ce que ça donne mais avec cette histoire de virus, on ne sait pas vraiment ce qui nous attend, on sait même pas si la Coupe du Monde aura lieu donc on verra bien…»

 

Privé de compétitions skis au pied, le fondeur l’a aussi été devant son écran jusqu’à la reprise du championnat suisse de football. Une Super League dont il est un suiveur régulier, étant un fervent supporter du FC Sion depuis toujours. «Le foot suisse est l’un des seuls sports que l’on peut suivre en ce moment donc j’ai la chance de suivre deux fois par semaine un match du FC Sion. Enfin la chance, je m’énerve aussi beaucoup devant mon écran car j’aimerais que ça tourne mieux pour l’équipe mais bon, ce n’est pas à moi de juger ce que les joueurs font de bien ou de moins bien. Avant tout, je suis heureux d’avoir à nouveau du sport à regarder car cette année on a quand même été privé des Jeux Olympiques qui auraient dû débuter tout soudain et de l’Euro qui devait s’achever il y a quelques semaines…»


Christophe Moreillon

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