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30.07.2020 - 21:28

Obama condamne l'envoi d'agents fédéraux contre des manifestants

Barack Obama a mené jeudi une attaque frontale contre son successeur Donald Trump. Il a condamné l'envoi par son administration d'agents fédéraux contre des "manifestants pacifiques" et les efforts des autorités pour "attaquer le droit de vote" des Américains.

Le premier président noir des Etats-Unis a imploré ses concitoyens de participer aux élections du 3 novembre, "parmi les plus importantes à bien des égards", lors des funérailles, à Atlanta, de John Lewis, l'une des figures les plus respectées du combat pour les droits civiques.

Malgré les progrès accomplis depuis les années 1960, marquées par la répression de militants comme John Lewis, "nous pouvons encore voir notre gouvernement fédéral envoyer des agents utiliser du gaz lacrymogène et des matraques contre des manifestants pacifiques", a-t-il déploré.

Trump "décourage" le vote

Donald Trump, qui espère décrocher un second mandat en se posant en garant de "la loi et de l'ordre", a dépêché à Portland (nord-ouest) une centaine d'agents qui, vêtus de tenues paramilitaires, ont procédé à l'interpellation de dizaines de manifestants antiracistes accusés d'être des "émeutiers".

"Alors que nous sommes assis ici, ceux au pouvoir font tout leur possible pour décourager les gens d'aller voter", a regretté Barack Obama. Il a cité "la fermeture de bureaux de vote", "les lois restrictives" qui compliquent l'inscription "des minorités et des étudiants" et "l'affaiblissement des services postaux" qui acheminent les votes par correspondance.

"Comme John, il va falloir que nous nous battions encore plus pour défendre l'outil le plus puissant dont nous disposions: le droit de vote", a-t-il encore lancé, sous les applaudissements.

Tweet provocateur

Ses déclarations interviennent quelques heures après un tweet provocateur de Donald Trump qui a caressé l'idée d'un report du scrutin, même si cette décision n'est pas de son ressort.

Plusieurs Etats américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du nouveau coronavirus, mais le président assure que cela risque d'occasionner "des fraudes" massives.

Plusieurs Etats autorisent ce système de vote depuis des années et aucune étude sérieuse n'a à ce jour fait état de problèmes majeurs.

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