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05.04.2020 - 18:01

Londres menace de durcir le confinement s'il est bafoué

Le gouvernement britannique a menacé dimanche de durcir le confinement de la population s'il était bafoué. Même l'exercice en plain air pourrait être interdit.

Pour tenter de ralentir la propagation de l'épidémie, le gouvernement britannique a décrété le 23 mars un confinement d'au moins trois semaines de la population, qui n'est autorisée à sortir que pour faire des courses, se faire soigner ou faire de l'exercice une fois par jour.

Dimanche, il a une nouvelle fois exhorté les Britanniques à se conformer à ces règles et à ne pas se laisser tenter par le beau temps de flâner dehors. "Prendre un bain de soleil est contraire aux règles", a insisté le ministre de la Santé Matt Hancock, lui-même guéri du nouveau coronavirus, sur Sky News.

Il s'est offusqué de ce qu'une "petite minorité" ne respectait toujours pas ces directives. Et sur la BBC, il a prévenu que l'exécutif n'hésiterait pas à interdire l'exercice en plein air si elles n'étaient pas suivies. "Si vous ne voulez pas que nous décidions d'interdire toute forme d'exercice hors de chez vous, vous devez suivre les règles."

Une telle mesure aurait le soutien du Parti travailliste, la principale formation d'opposition, a assuré son nouveau chef Keir Starmer.

Selon un dernier bilan publié dimanche, 4934 personnes sont décédées du nouveau coronavirus dans les hôpitaux britanniques, et 47'806 contaminations ont été officiellement recensées (+5903), parmi lesquelles figurent le prince héritier Charles, désormais guéri, et le Premier ministre Boris Johnson, qui souffre toujours d'une "fièvre" selon Matt Hancock.

"Autodiscipline"

En plein débat sur le respect du confinement par les Britanniques, la cheffe des services sanitaires écossais, Catherine Calderwood, a fait acte de contrition dimanche pour avoir contrevenu à sa propre recommandation de rester chez soi pour éviter au virus de se propager.

Elle a reconnu s'être rendue à deux reprises dans sa résidence secondaire à la suite de la publication de photos incriminantes dans la presse.

"Ce que j'ai fait était mal. Je suis vraiment désolée. Cela ne se produira plus. C'était une erreur (...) et il n'y a pas d'excuse", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, excluant toutefois de démissionner. Mme Calderwood, qui a été rappelée à l'ordre par la police, a reçu le soutien de la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

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