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12.03.2020 - 14:48

La BCE va soutenir les PME et acheter plus de dette

La BCE a pris à son tour jeudi une série de mesures pour tenter d'endiguer la panique causée par l'épidémie de coronavirus. Laissant ses taux inchangés, elle a renforcé ses rachats de dette et aussi favorisé les prêts aux petites et moyennes entreprises.

Dernière des grandes banques centrales à agir, La Banque centrale européenne a détaillé un "vaste paquet" de décisions destinées à éviter une crise de financement en zone euro. L'institution va acheter 120 milliards d'euros de dette publique et privée supplémentaire d'ici la fin de l'année.

La mesure s'inscrit dans le cadre de son programme anti-crise baptisée "QE" ("Quantitative Easing" ou "Assouplissement quantitatif"). Celui-ci a été déployé entre mars 2015 et fin 2018 et réactivée en novembre.

Le conseil des gouverneurs a décidé d'un nouveau programme "temporaire" de prêts géants aux banques à effet immédiat. "Même si nous ne voyons pas de signes évidents de stress dans les marchés monétaires ou un manque de liquidités dans le système bancaire, cette opération sera un filet de sécurité efficace si besoin", note la BCE dans un communiqué.

Pour éviter une vague de défaillances liées à l'épidémie, les gardiens de l'euro ont modifié les conditions de leur prochain programme de crédits aux banques, rendant les conditions encore plus favorables pour "soutenir les prêts à ceux le plus affectés par le coronavirus, particulièrement les petites et moyennes entreprises".

A la différence des autres grandes banques centrales, la BCE n'a cependant pas touché à ses taux directeurs: le principal est déjà à zéro depuis mars 2016, et le taux frappant les dépôts laissés par les banques dans ses caisses a été laissé à -0,50%.

L'institut de Francfort a cependant laissé entendre qu'il pourrait baisser à nouveau ce taux si la situation l'exige. La formule doit montrer qu'il n'est pas à court de cartouches pour soutenir l'économie.

La BCE a également autorisé les banques à opérer temporairement en dessous des exigences de fonds propres et de liquidités en vigueur, en réponse à la crise du coronavirus qui menace toute l'économie et le secteur bancaire en particulier. La présidente de l'institut d'émisssion, Christine Lagarde devrait préciser à la presse l'impact attendu de l'épidémie sur l'économie en zone euro, qui n'a jamais connu un choc similaire.

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